Presqu'île de Quiberon
Remontées capillaires, condensation et infiltrations de façade : trois causes distinctes, trois traitements qui n'ont rien à voir entre eux.
Une auréole en pied de mur qui monte régulièrement jusqu'à 80 centimètres ou un mètre, avec un dépôt blanchâtre en limite supérieure, signale une remontée capillaire. Des gouttes sur les vitres et des moisissures noires dans les angles froids et derrière les meubles relèvent de la condensation. Une tache qui apparaît après une pluie de sud-ouest et sèche ensuite vient de la façade.
Le diagnostic se confirme par des mesures : humidimètre à pointes ou à micro-ondes sur le mur à différentes hauteurs, thermohygromètre pour l'air, et caméra thermique pour repérer les parois froides. Un devis établi sans mesure, proposant d'emblée une injection de résine, mérite un second avis.
L'eau du sol monte par les pores d'une maçonnerie ancienne dépourvue de coupure de capillarité, d'autant plus haut que le mur est fin et l'évaporation empêchée. Le traitement consiste à injecter un produit hydrofuge dans une file de trous percés à la base du mur, tous les 10 à 15 centimètres.
L'efficacité dépend entièrement de la qualité de la mise en œuvre : trous à la bonne inclinaison, traversant toute l'épaisseur, et quantité de produit suffisante. Le mur met ensuite 6 à 18 mois à sécher, et les enduits ne se refont qu'après ce délai, à la chaux et jamais au ciment.
C'est le désordre le plus fréquent sur la côte, où l'air extérieur est déjà humide toute l'année. La vapeur produite à l'intérieur se dépose sur les parois dont la température descend sous le point de rosée, soit environ 14 degrés pour un air à 20 degrés et 70 % d'humidité.
La réponse tient en deux volets : ventiler pour évacuer la vapeur, et réchauffer les parois froides en traitant les ponts thermiques. Un déshumidificateur seul ne fait que masquer le problème et coûte cher à l'usage. Un simple contrôle des débits de la ventilation existante suffit souvent à tout régler.
Fissures d'enduit, joints ouverts, appuis de fenêtre sans rejet d'eau ni goutte d'eau, gouttières débordantes et solins décollés : l'eau entre toujours par un point précis, qu'un examen à l'échelle après une pluie battante permet de localiser.
Sur un pignon exposé au sud-ouest, un hydrofuge de surface incolore réduit l'absorption tout en laissant le mur respirer, pour une durée de 5 à 10 ans. Un bardage ventilé constitue la solution définitive, à condition de ménager la lame d'air et les entrées et sorties d'air en pied et en tête.
Une maison fermée tout l'hiver sans chauffage ni ventilation se charge d'humidité : la température des parois descend, le point de rosée est atteint en permanence, et les moisissures s'installent sur les murs, les textiles et les livres.
Maintenir une ventilation continue et une température minimale de 12 à 14 degrés coûte quelques dizaines d'euros par mois et évite des remises en état lourdes. Un thermostat connecté avec sonde d'humidité permet de surveiller à distance et d'intervenir avant que le désordre ne s'installe.
En bord de mer, les remontées transportent des chlorures qui cristallisent en surface lors du séchage et font éclater les enduits. Le phénomène se reconnaît à un dépôt blanc pulvérulent, qui réapparaît après chaque nettoyage.
Un traitement qui ne prend pas en compte la charge en sels se solde par un retour du désordre en 2 ou 3 ans. La solution passe par un enduit de dessalement appliqué en plusieurs passes, qui extrait les sels par capillarité avant la pose de l'enduit de finition.
De 100 à 200 euros le mètre linéaire pour une injection de résine avec reprise d'enduit, de 1 000 à 3 000 euros pour la mise à niveau d'une ventilation, et de 30 à 60 euros le mètre carré pour un hydrofuge de façade.
Les traitements de l'humidité relèvent de la garantie décennale lorsqu'ils rendent l'ouvrage impropre à sa destination. L'attestation d'assurance se demande avant la signature, et la facture précise la nature exacte du désordre traité.
Maison Arthus (La Trinité-sur-Mer) : ravalement, traitement des façades et démoussage, depuis 1937.
GN Protect : nettoyage et traitement des toitures, peinture et ravalement dans le Morbihan.
SAVI (Saint-Pierre-Quiberon) : ventilation et traitement de l'air, qualifiée RGE.
RP Rénov : ravalement, couverture, nettoyage et traitement anti-mousse.
Les spécialistes du traitement de l'humidité de la presqu'île qui souhaitent figurer dans cette liste peuvent nous écrire.