Presqu'île de Quiberon
Récupérer l'eau de pluie a un intérêt particulier sur la presqu'île, où les restrictions estivales d'arrosage reviennent presque chaque année.
Le littoral morbihannais reçoit de l'ordre de 700 à 800 millimètres de pluie par an, un total comparable à la moyenne française mais réparti très inégalement : les deux tiers tombent entre octobre et mars, et les mois de juin à août cumulent souvent moins de 150 millimètres.
Une toiture de 100 mètres carrés intercepte donc environ 70 mètres cubes par an, dont on récupère en pratique 80 à 90 % après pertes par évaporation, mouillage de la toiture et débordements. Le problème n'est pas la ressource mais son décalage avec le besoin d'arrosage.
Pour un usage d'arrosage seul, une règle simple retient 20 à 30 litres par mètre carré de toiture, soit 2 à 3 mètres cubes pour une maison courante. Au-delà, la cuve ne se remplit jamais complètement et l'investissement ne se justifie plus.
Pour un usage incluant les toilettes et le lave-linge, on dimensionne plutôt sur 6 à 8 semaines de consommation, soit 3 à 6 mètres cubes pour une famille de quatre personnes. Ce volume permet de traverser un épisode sec sans basculer en permanence sur le réseau.
Le récupérateur aérien de 200 à 1 000 litres se pose en une heure sous une descente de gouttière, avec un collecteur filtrant à insérer dans la descente. Il gèle en hiver et doit être vidangé, et son eau chauffe en été, ce qui favorise les algues.
La cuve enterrée, en polyéthylène ou en béton, va de 3 à 10 mètres cubes et maintient l'eau à l'obscurité et au frais, donc propre. Elle suppose un terrassement, un accès pour la livraison et la pose, et un lestage ou un ancrage en terrain où la nappe remonte, faute de quoi une cuve vide peut se soulever.
La chaîne comporte au minimum une crapaudine en gouttière, un filtre à feuilles puis un filtre auto-nettoyant placé avant la cuve, qui écarte les particules de plus de quelques dixièmes de millimètre. Une arrivée d'eau par le bas, munie d'un siphon calme, évite de remettre les dépôts du fond en suspension à chaque pluie.
Un trop-plein siphoïde, raccordé au réseau d'eaux pluviales ou à un épandage, ferme la chaîne et empêche les remontées d'odeurs et l'entrée des rongeurs. Sans filtration correcte, une cuve se colmate en deux saisons et son entretien devient une corvée annuelle.
L'eau de pluie peut servir à l'arrosage, au lavage des véhicules et des sols extérieurs sans restriction. À l'intérieur, elle est admise pour les toilettes, le lavage des sols et, sous conditions, le lave-linge, mais reste interdite pour la boisson, la cuisine, la vaisselle et l'hygiène corporelle.
Le réseau d'eau de pluie doit être entièrement séparé du réseau d'eau potable, sans aucune interconnexion même munie d'un clapet : le remplissage d'appoint se fait exclusivement par surverse libre au-dessus du niveau maximal. Les canalisations se repèrent et chaque point de puisage porte une plaque signalant une eau non potable. Une déclaration en mairie est obligatoire dès qu'il y a rejet au réseau d'assainissement collectif.
Nettoyage des filtres 2 fois par an, contrôle de la crapaudine après la chute des feuilles, vérification du trop-plein et inspection de la cuve une fois par an. Une vidange complète avec nettoyage des parois s'impose tous les 4 à 5 ans.
Pour les usages intérieurs, un carnet d'entretien doit être tenu, mentionnant les opérations réalisées et les dates. Il est demandé en cas de contrôle du service d'assainissement.
De 100 à 500 euros pour un récupérateur aérien avec collecteur, et de 2 000 à 6 000 euros pour une cuve enterrée avec pompe, filtration et raccordements, terrassement compris.
Sur un usage d'arrosage seul, le retour sur investissement se compte en dizaines d'années : l'intérêt est ailleurs, dans l'autonomie pendant les restrictions et dans la qualité d'une eau douce et non chlorée pour les plantations. Sur un usage incluant les toilettes, qui représentent un tiers de la consommation domestique, le calcul devient nettement plus favorable.
TP2L (Quiberon) : terrassement, assainissement, aménagement paysager, démolition et gestion des eaux, avec plus de 15 ans d'activité.
3D Paysagisme (Quiberon) : clôtures, portails, maçonnerie paysagère, terrasses, terrassement, enrobé, gazon et réseaux, sur l'ensemble de la presqu'île.
SAVI (Saint-Pierre-Quiberon) : plomberie et chauffage, raccordement des cuves et réseaux d'eau non potable.
3D EURL (Quiberon) : assainissement et travaux liés à la gestion des eaux.
Les poseurs de récupérateurs d'eau de la presqu'île qui souhaitent figurer dans cette liste peuvent nous écrire.